Mission de People in Need au Congo

Publikováno: 8. 7. 2013 Doba čtení: 5 minut
Mission de People in Need au Congo
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PIN fonda sa première mission permanente au Congo au début de l’année 2009, grâce aux contributions provenant de la société tchèque. Dans la province du Sud Kivu, PIN met en œuvre les projets visant l’amélioration du système de santé, l’amélioration de l’accès et de la qualité de l’éducation, de l’accès à l’eau potable, ainsi que l’assistance aux victimes de violence sexuelle. La mission est basée à Bukavu, la capitale de la province du Sud Kivu, et la plupart de ses projets sont réalisés dans les territoires de Mwenga, Kalehe et Shabunda.

Regardez le reportage du centre PIN dans le village de Mela où on fournit l’aide aux victimes de violences sexuelles.

Amélioration de l’accès et de la qualité des soins médicaux

PIN réalise les projets de santé dans la région depuis mi-2009. L’enclavement géographique, infrastructurel et communicatif, ainsi que la détérioration du contexte sécuritaire sont les facteurs principaux qui empêchent la rétention du personnel médical qualifié dans les zones de santé appuyées par PIN. En outre, il arrive dans certaines zones que les centres de santé primaire locaux subissent des pillages des groupes armés et deviennent dépourvus d’équipement essentiel. L’accès difficile aux soins médicaux de qualité risque de devenir une véritable catastrophe humanitaire, à cause du risque de propagation des maladies, et la mortalité infantile et maternelle élevée. PIN s’efforce d’améliorer la santé maternelle, limiter la mortalité infantile et améliorer la qualité des soins médicaux préventifs et curatifs dans la région affligée par le conflit. Ainsi, PIN s’est fixé l’objectif de renforcer l’infrastructure de santé et de fournir les soins de santé gratuits aux déplacés, retournés et aux membres les plus vulnérables des communautés locales. Afin d’y arriver, PIN approvisionne les centres de santé dans les zones rurales en médicaments et l’équipement médical essentiels ainsi que les kits d’hygiène. Parmi d’autres activités, PIN assure la formation professionnelle du personnel médical, la formation des sages-femmes, la reconstruction des centres de santé chétifs et l’appui financier au système de santé.

Amélioration de l’accès et de la qualité de l’éducation

Dans la province du Sud Kivu le niveau de formation est très bas – les instituteurs sont eux-mêmes très mal éduqués, très souvent ils n’ont pas du matériel didactique et – vu que les salaires sont extrêmement bas ou inexistants – ils sont peu motivés. La plupart des écoles manquent d’équipement essentiel – souvent elles manquent de tableaux, bancs et toilettes.

PIN appuie la communauté par réhabilitation ou construction de nouvelles écoles. Les bâtiments sont érigés par la communauté elle-même en utilisant des briques pressées sur place, et PIN ne couvre qu’une partie des coûts du matériel le plus cher. La participation de la communauté renforce le sentiment de leur appropriation du projet. Par conséquent, les parents et les instituteurs sont plus motivés pour entretenir les nouvelles infrastructures. PIN forme les instituteurs dans le programme national d’enseignement – avec lequel souvent ils ne sont pas familiers – ainsi que dans les méthodes participatives d’enseignement. Les écoles reçoivent le matériel didactique (comme des cartes par exemple), les livres et les cahiers. Il est aussi essentiel de sensibiliser la communauté à l’importance de l’éducation, ce que PIN fait souvent à travers les radios communautaires (la radio est un des moyens de communication les plus efficaces dans les zones rurales où elle est fonctionnelle).
 
A côté de ces activités, dans les zones de mouvements des populations suite à l’insécurité, PIN appuie l’éducation des enfants déplacés dans les espaces temporaires d’apprentissage (églises, maisons vides, bâtiments austères, etc.) où plusieurs classes doivent apprendre leurs leçons côte à côte. Les élèves déplacés manquent parfois un grand nombre de cours avant que leur école ne commence à fonctionner de manière provisoire dans leur nouvel environnement, ou avant qu’ils ne reviennent à leur village d’origine. Afin de combler ces lacunes, PIN organise des cours de rattrapage pour que les élèves ne doivent pas redoubler l’année scolaire.
 

Appui aux victimes de violences sexuelles

PIN appuie les victimes de violences sexuelles au Congo depuis mai 2008. Selon les estimations, près de 200 000 femmes ont été violées dans la province du Sud Kivu pendant les dix dernières années de la guerre. Le viol est perpétré en particulier par les insurgés rwandais (FLDR) mais aussi par d’autres groupes armés non-étatiques, les soldats de l’armée nationale congolaise et les civils. A part les problèmes de santé graves, les femmes victimes des viols doivent très souvent faire face à l’exclusion sociale.

En coopération avec d’autres ONG, PIN assure l’appui psychologique aux victimes de violences sexuelles pendant des sessions communautaires. En plus, PIN distribue dans les centres médicaux la prophylaxie post-exposition (qui, si prise pendant les premiers 72 heures suivant le viol, prévient la propagation des maladies sexuellement transmissibles et la grossesse) et forme le personnel médical dans leur application et dans le traitement des maladies sexuellement transmissibles en générale. Dans le but de mettre fin à la propagation des violences sexuelles, PIN essaie de sensibiliser la communauté sur la criminalité des violences sexuelles et la déstigmatisation de ses victimes Il importe aussi de faire passer le message au public que les femmes – les victimes de violences sexuelles – ont le droit de recevoir les soins médicaux gratuitement et que la prophylaxie post-exposition est toujours disponible dans les centres médicaux locaux.

Amélioration de l’accès à l’eau potable et des pratiques d’hygiène

L’autre objectif de PIN à l’est du Congo est d’améliorer l’accès de la population locale à l’eau potable, l’assainissement et, en même temps, d’améliorer leurs pratiques d’hygiène afin de réduire la morbidité et la mortalité à cause des maladies infectieuses. Les sources d’eau abondent dans l’environnement chaud et humide qui est typique pour la forêt tropicale qui couvre l’est du Congo. Les programmes de PIN visent à trouver la source, à la capturer et finalement à livrer l’eau potable dans les villes et villages de la région. L’eau potable provenant des sources sur les pentes inaccessibles est drainée et détournée dans des réservoirs au-dessus des villes et villages en utilisant le système de gravitation. A l’aide d’un réseau des tuyaux, l’eau arrive aux points de distribution. La construction des latrines (publiques, auprès des écoles et des centres médicaux) fait aussi partie du programme de PIN. PIN forme les enseignants et le personnel médical dans la prévention des maladies infectieuses afin qu’ils puissent se protéger eux-mêmes et leurs proches.

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